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Imagerie oncologique

Publié le 14/02/2011, mis à jour le 14/02/2011 par SFR

Julien Brehant, CHU G Montpied - Clermont-Ferrand

Imagerie digestive
Beaucoup d’études sur la diffusion dans les cancers digestifs ont été réalisées, notamment dans les cancers du rectum ou l’IRM préopératoire est essentielle pour définir le staging TNM, en revanche la réalisation de séquences de diffusion n’a pas permis une amélioration de l’évaluation de l’envahissement local et ganglionnaire selon Lifang Pang et al. Pour la réévaluation des cancers du rectum après chimiothérapie préopératoire, l’IRM apparaît supérieure aux séquences de diffusion et à la TEP pour le T et sont identiques pour le N.


Le scanner de perfusion apparaît intéressant pour évaluer l’efficacité du traitement par chimioembolisation dans les CHC avec une baisse des differents paramêtres, excepté le TTP, selon Rui Xu et al, et apparaît meilleur que les critères RECIST pour évaluer la réponse aux traitements antiangiogéniques selon Avinash Kambadakone et al. De faibles doses de produits de contrastes suffisent (40ml) et à fort débit (5cc/s) pour les scanners de perfusion dans les CHC, selon Lorenzo Faggioni et al.


L’IRM de perfusion dans les CHC montre que les valeurs d’ADC ne permettent pas de differencier les nodules bénins des CHC de bas grade, en revanche les valeurs de b (50, 400 et 800) augmentent pour les tumeurs de haut grade selon François Le Moigne et al.
La prédiction de la réponse à la chimiothérapie des métastases hépatiques des cancers colorectaux peut-être évaluée par le scanner de perfusion (ADC bas) et par l’IRM de perfusion (Ktrans bas) selon Konstantin Holzapfel et al.


Imagerie thoracique
Une étude montre la supériorité de l’IRM de diffusion par rapport à la TEP dans la prédiction de la réponse à la chimiothérapie des cancers du poumon non à petites cellules selon Yumiko Onishi et associés, alors que l’IRM de perfusion et la TEP FDG sont utiles pour évaluer l’activité antiangiogénique et la réponse au traitement des cancers du poumon (Naveen Kulkarni et al).
Imagerie urologique et gynécologique


L’IRM de diffusion dans les cancers du col montre que l’ADC monte avant, pendant et après le traitement par chimiothérapie et permet de déterminer le caractère métastatiques des ganglions avec un petit axe supérieur à 9mm (Shen Ping Yu et al).
Chez les patients avec PSA élevés, après une IRM couplée à la spectroscopie normale, deux tiers des patients ont eu une stabilisation ou normalisation des PSA, ce qui permet de réaliser une surveillance active et de diminuer les rebiopsies (Geert Villeirs et al). La diffusion 3T pour les cancers de prostate a montré une valeur de b de 1000 comme étant la plus fiable (Ji Hye Min et al) et une augmentation de l’ADC après traitement par radiothérapie des cancers de prostate est retrouvée chez les patients bons répondeurs (Li Liu et al).


Pour les lésions kystiques rénales, Bosniak IIF ou III, l’IRM permet une meilleure évaluation du rehaussement de ces tumeurs calcifiées et précise donc le caractère plutot bénin ou malin de ces lésions.


Imagerie neurologique
Pour évaluer le grade des glioblastomes, seuls le rehaussement, la nécrose et un ADC bas ont prouvé leur efficacité selon Juan Guzmán-De-Villoria et al.


L’IRM de perfusion prouve son efficacité pour différencier la progression ou la radionécrose des glioblastomes traités par radiothérapie (Akash Shah et al) et le CBV est un bon marqueur de la réponse aux tratements antiangiogéniques (Jan Eubig et al).
Dans une étude de 34 patients, Zulejha Merhemic et al démontrent une efficacité équivalente de la diffusion 1,5T et 3T.
Dans les carcinomes ORL, les tumeurs avec un ADC plus bas ont une meilleure réponse au traitement par radiochimiothérapie selon Ashok Srinivasan et al.


La TEP-IRM est une technique d’avenir prometteuse pour l’étude des tumeurs cérébrales, nottement pour differencier radionécrose d’une reprise tumorale, dans les tumeurs ORL mais également dans l’épilepsie ou la maladie d’Alzheimer.

Conclusion
L’imagerie oncologique est aujourd’hui à la fois morphologique, métabolique et fonctionnelle, et la réponse au traitement peut être évaluée différemment par cette imagerie multiparamétrique.