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Imagerie génito-urinaire

Publié le 14/02/2011, mis à jour le 14/02/2011 par SFR

François Cornelis, Groupe Hospitalier Pellegrin, Bordeaux
Sabrina Macario, Hôpital Pasteur, Nice


Surrénales
La caractérisation des nodules surrénaliens a fait l’objet de plusieurs présentations. En IRM, les séquences Dixon n’ont pas montré leur intérêt comparées aux séquences en phase/opposition de phase [Marin D et al] notamment dans la caractérisation des adénomes. La caractérisation des phéochromocytomes semble être possible selon Borhani A et al par la simple analyse du signal en T2 avec une sensibilité de 87 % et une spécificité de 90 %.
L’étude de Sahadev A et al a montré l’excellente sensibilité (89-100 %) du scanner avec injection de produit de contraste dans le diagnostic des adénomes sécrétants. De plus, la caractérisation des lésions surrénaliennes selon la densité pourrait être facilitée (sensibilité de 88 % et spécificité de 86 %) par une segmentation globale de la glande selon Saiprasad G et al. Toutefois, la simple analyse par histogramme avec un seuil de 5 % de pixels négatifs [Krishan S et al] ne peut suffire à cette caractérisation (sensibilité 59 %, spécificité 60 %).
Pour finir, le volume surrénalien peut être un facteur pronostique chez les patients présentant un choc septique, une majoration de volume étant de meilleur pronostic (p < 0.0001) [Nougaret S et al].


Reins
En néphrologie, des protocoles d’élastographie sur greffon rénal ont été développés et montrent une sensibilité de 84,4 %, une spécificité de 55,6 % pour un cut-off de 3,095m/s (AUC 0.750) pour 47 patients dans le diagnostic de fibrose [Moon SK et al].
Dans la pathologie cancérologique, basée sur l’analyse des valeurs de l’ADC, il est possible d’apprécier la réponse thérapeutique des CCR traités par antiangiogéniques [Bharwani N et al]. Même si la valeur moyenne reste relativement stable (1.4 ± 0.3 vs 1.5 ± 0.4 x 10-3 mm2.s), l’analyse de l’histogramme des valeurs dans un ROI montre une diminution de la disparité de distribution ce qui pourrait être utilisé dans cette indication.
Chandarana et al a montré que la simple analyse du rehaussement en IRM permet de différencier les tumeurs papillaires des carcinomes à cellules claires notamment sur le rehaussement maximal (175 vs. 51.6 ; p = 0.0003) avec une sensibilité de 100 % et une spécificité de 88,9 %. Pour différencier les CCR des angiomyolipomes pauvres en graisse, la présence d’un hyposignal T2, d’une chute du signal en phase/opposition de phase et d’un rehaussement par rapport au reste du parenchyme a une sensibilité de 90 % et une spécificité de 88 % [Sasiwimonphan K et al].
Concernant la radiologie interventionnelle, Bang H et al a confirmé le faible risque de la cryothérapie rénale (2 %) et le faible taux de récurrence (5 %) avec cependant un suivi moyen court (8,5 mois pour 58 procédures). Le risque de complications des biopsies rénales a été évalué à 2 % selon Karaosmanoglu et al après l’analyse rétrospective de 972 procédures. Pietryga J et al a montré l’intérêt de positionner un repère en prévision d’un geste d’ablathermie lors des biopsies des petites lésions rénales, ce qui a pour conséquence de diminuer significativement le temps de procédure (p = 0.011).


Voies excrétrices/vessie
L’analyse rétrospective de 411 patients par Olson M et al a montré que lors d’une microhématurie asymptomatique, un simple scanner sans injection suffit pour dépister une lithiase (44 %) chez les patients sans antécédent, sans risque de méconnaitre une lésion tumorale des voies excrétrices (0 %). Hack K et al a montré qu’il n’était pas nécessaire de répéter les temps d’acquisition lors d’uroscanner (7015 scanners analysés) : aucun cancer n’a été retrouvé sur les segments non opacifiés lors de la première acquistion. De plus, lors de l’analyse du haut appareil, le scanner présente une spécificité de 84-88 % dans le diagnostic de tumeurs urothéliales vs CCR [Raza SA et al] basé sur la morphologie et le rehaussement.
L’utilisation du scanner double énergie semble prometteuse dans ces indications (Wells S et al ; Macari M et al) et permet une réduction de la dose délivrée [Patel S et al].


Prostate
La caractérisation des lésions tumorales par IRM se généralise. La sensibilité et la spécificité de l’IRM est excellente, notamment à 3T (Turkbey B et al) avec par exemple une sensibilité avec le T2 et la spectrométrie de 92,7 % pour Villeirs G et al.
Il est maintenant établi que les séquences de diffusion améliorent la sensibilité et la spécificité des examens de prostate. A 3T, un b situé à 1000 s/mm2 semble être optimal selon Min JH et al. De plus, ces séquences permettent d’évaluer la réponse thérapeutique après radiothérapie selon l’augmentation de l’ADC, à partir de l’analyse des bons et mauvais répondeurs (p = 0.03) selon Liu L et al. En cas de rechute biologique l’imagerie de diffusion couplée aux données de perfusion améliore le dépistage des rechutes locales selon Akin O et al. Néanmoins, il est toujours difficile de caractériser l’agressivité des lésions même si la réalisation combinée des séquences de diffusion et de spectrométrie améliore l’identification des lésions de haut grade selon Kobus T et al.
De plus, Villeirs a montré la bonne VPN (98,4 %) de l’IRM dans le cadre de la surveillance active.