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Imagerie gynécologique

Publié le 23/02/2010, mis à jour le 13/08/2010 par SFR

  Céline Barcelo
Service de radiologie, hôpital Purpan, CHU de Toulouse

L’imagerie gynécologique au RSNA cette année c’était :

  • 18 séances scientifiques
  • 61 posters scientifiques et pédagogiques
  • 9 refreshers courses
     

Pathologies malignes

Cancer des ovaires

  • IRM de diffusion   : L’équipe de Lucidarme et al. a montré que l’IRM de diffusion avec suppression du signal avec les séquences DWIBS (Diffusion Weighted Sequences with Background Body Signal Supression) est au moins aussi sensible que le scanner multicoupe pour évaluer le stade des cancers ovariens en préopératoire et ainsi pour planifier de façon optimale la chirurgie de debulking. En particulier, la DWIBS permettrait de détecter de façon plus fiable les atteintes diaphragmatiques et hépatiques.
  • Tomodensitométrie : Pour E. Sala et al. (1), la TDM avec injection de produit de contraste est aussi performante que la TEP couplée au TDM pour détecter les récidives des cancers de l’ovaire. Cependant cette dernière permettrait en plus de prédire la survie des patients après récidive grâce au nombre, à la taille et la SUV (Standardized Uptake Value) des implants péritonéaux métastatiques et des ganglions métastatiques à distance. Un signe important pour l’équipe new yorkaise de Mironov : la détection d’un épanchement pleural (EP) par TDM préopératoire chez les patientes porteuses d’un cancer épithélial de l’ovaire à un stade avancé (≥ stade III FIGO). En effet, selon cette étude rétrospective de 212 patientes, sa présence serait facteur de mauvais pronostic. Les patientes présentant un EP avec un cancer de stade III auraient la même survie que celles ayant un cancer plus avancé stade IV. De plus les EP à droite seraient plus fréquemment malignes (p = 0,02).

Cancer du col et du corps utérin

  • L’IRM conventionnelle avec la séquence pondérée en T2 serait une excellente modalité d’imagerie d’après L.J. Delrue et al. (2) pour prédire la résécabilité après chimioradiothérapie néo-adjuvante d’un cancer du col utérin primitivement non résécable.
  • L’IRM de diffusion est également utilisée dans le cancer du col de l’utérus où l’équipe de Liu et al. (3) a montré, dans une étude prospective de 30 patientes, qu’elle était efficace pour prédire et surveiller la réponse à la radio chimiothérapie concomitante. En effet, l’ADC mesuré avant le traitement serait corrélé de façon significative avec le pourcentage de diminution de taille de la tumeur après 2 mois de traitement.


Pathologies bénignes

  • L’équipe de Wolfman (4) a montré que l’IRM permet de distinguer les sarcomes des léiomyomes grâce à l’intensité du signal en T2 qui apparaît un facteur indépendant : un signal T2 élevé serait fortement corrélé au sarcome utérin en plus des critères morphologiques bien connus (contours de la masse, invasion du myomètre et l’extension extra-utérine).
  • Pour le diagnostic et la caractérisation des lésions utérines ou ovariennes bénignes, l’IRM conventionnelle mais aussi fonctionnelle jouent un rôle de plus en plus important comme le suggèrent les communications scientifiques suivantes : I. Thomassin‐Naggara et al. (5) ont montré que l’addition de séquences «fonctionnelles» incluant l’imagerie de diffusion et de contraste dynamique aux séquences d’IRM conventionnelles « morphologiques » permettrait d’améliorer la performance diagnostique de l’IRM pour la caractérisation des masses annexielles bénignes et malignes.
  • La spectroscopie a fait aussi son apparition dans la pathologie gynécologique. Un pic de choline peut être détecté à l’IRM 1,5 T dans 90 % des tumeurs épithéliales ovariennes en particulier dans leur portion solide (6).


Radiologie interventionnelle

  • Une communication a évalué l’intérêt de caractériser les fibromes utérins avant traitement de ces derniers par ultrasons focalisés guidés par IRM afin de prévoir l’efficacité du traitement (7). Pour cette étude rétrospective de 111 femmes, le traitement était plus efficace (moins d’ultrasons utilisés et de plus faible énergie) lorsque le fibrome était peu intense et homogène sur les séquences pondérées en T2.
  • Quelques communications ont intéressé le traitement par embolisation des fibromes utérins sans nouvelle information comparativement à ce qui est admis dans la littérature (8).
     

Références

  1. Sala E. et al. Recurrent ovarian cancer: PET/CT can accurately localize tumorrecurrence and may predict patient's survival. RSNA. 2009;scientific session:313.
  2. Delrue LJ. et al. Assessment of the resectability after chemoradiation of primary irresectable cervical cancer by MRI. RSNA. 2009;Scientific session:314.
  3. Liu Y. et al. Diffusion‐weighted imaging in predicting and monitoring the response of uterine cervical cancer to concurrent chemoradiation. RSNA. 2009;Scientific session:314.
  4. Wolfman DJ. et al. Distinguishing uterine sarcoma from leiomyoma on magnetic resonance imaging. RSNA. 2009;Scientific session:312.
  5. Thomassin‐Naggara I. et al. Characterization of complex adnexal masses: value of adding functional MRI to conventional MR Imaging. RSNA. 2009:313.
  6. Sconfienza LM. et al. Proton magnetic resonance spectroscopy (1H‐MRS) of ovarian masses using three‐dimensional chemical shift imaging (3D‐CSI): preliminary results. RSNA. 2009;scientific session:313.
  7. Leblang SD. et al. MRI characterization of uterine fibroids to improve success and efficiency of magnetic resonance focused ultrasound (MRgFUS) treatment. RSNA.2009;scientific session:591.
  8. Vascular/interventional session (embolization). RSNA 2009; 386-7.