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Radiofréquence

Mis à jour le 13/08/2010 par SFR

Radiofréquence

L'ablation par radiofréquence de métastases hépatiques ou de CHC est bien connue. De nouvelles indications émergent, notamment dans le rein et le poumon. Il s'agit généralement de patients inopérables, ne pouvant supporter le risque d'une anesthésie générale, ayant épuisé les possibilités de chimiothérapie ou de radiothérapie, présentant plusieurs métastases. L'objectif de la radiofréquence peut être curatif ou palliatif (antidouleur). Les taux de réussite de la radiofréquence sont élevés. Stephen Solomon et al. Rapportent une étude portant sur 47 patients présentant un total de 54 tumeurs solides du rein. Après 22 mois de surveillance post traitement 46 patients restaient en rémission complète. Clarisse Dromain et al. Ont rapporté une étude portant sur 60 patients avec 9 cancers pulmonaires et 89 métastases. Seules 7 lésions récidivaient sur les 98 traitées, après 9 mois de surveillance. Pour Suh et al. Le taux de réussite de la radiofréquence sur les lésions du poumon n'était pas lié à la taille (stade I à III). Cependant, Weigel et al. Obtiennent de meilleurs résultats pour les lésions pulmonaires mesurant entre 2,5 et 4 cm.

Pour le poumon, les principales complications rapportées pendant la procédure comprenaient le pneumothorax (30 %), l'épanchement pleural (3 %), l'hémoptysie (3 %). Après la procédure on note un risque d'infection pulmonaire (9 %). La fonction respiratoire des patients ne serait pas modifiée par la radiofréquence (Lencioni et al).

La surveillance des lésions traitées montre une croissance initiale (15 premiers jours) suivie d'une diminution de la taille après un mois aussi bien pour les lésions pulmonaires que rénales. Parmi les avantages de cette technique on note l'efficacité, le faible coût et la possibilité de répéter les séances d'ablation contrairement aux chimiothérapies ou à la radiothérapie.