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Pathologies tumorales de l'encéphale

Mis à jour le 20/06/2011 par SFR

Pathologies tumorales de l'encéphale

L'imagerie des tumeurs gliales présente encore de nombreuses limites, en particulier en ce qui concerne la détermination du grade histologique et l'évaluation précise de leur extension.

Certaines techniques nouvelles d'IRM semblent utiles pour préciser le grade des tumeurs gliales. La séquence de diffusion et la mesure des coefficients ADC dans les différents compartiments tumoraux, pourraient fournir certaines orientations (SSK 14-05). Cependant, les avancées les plus importantes ne sont probablement pas à attendre de cette séquence.
En revanche, les séquences de perfusion, en particulier les séquences dynamiques sensibilisées par l'injection de produit de contraste, sont l'objet d'études nombreuses et des résultats précis ont déjà été obtenus (1). Ainsi, il apparaît que le volume sanguin cérébral relatif est bien corrélé avec le grade histo-pathologique, de même que le coefficient de perméabilité vasculaire (ktrans), le flux sanguin cérébral absolu et le temps moyen de transit (SSK 14-02 et 14-03). Il semble même que la mesure du volume sanguin cérébral relatif permette d'identifier deux sous groupes de tumeurs gliales de bas grade ayant des évolutions différentes (SSK 14-03). Une certaine prudence reste cependant nécessaire dans l'utilisation des séquences de perfusion en pathologie tumorale. En effet, certaines tumeurs de bas grade, en particulier les oligodendrogliomes, peuvent comporter des zones dans lesquelles le volume sanguin cérébral relatif est élevé (2).
La détermination des profils spectroscopiques est vraisemblablement un outil utile dans la classification des tumeurs gliales, mais les résultats ne semblent actuellement pas aussi robustes que ceux obtenus avec les séquences de perfusion (SSK 14-05 et 14-07).

La détermination de l'extension tumorale est également très importante, en particulier pour ce qui concerne les tumeurs de haut grade. Dans ses formes, les travaux histologiques ont montré la présence fréquente d'une infiltration tumorale dans le parenchyme sain. Cette zone péri-tumorale infiltrée apparaît le plus souvent normale au scanner et également dans les séquences conventionnelles de l'IRM, en particulier en T2.
L'étude spectroscopique de la zone péri-tumorale (SSK 14-06) ou les mesures pré et post-chirurgicales du N-Acétyl-Aspartate dans l'encéphale total (SSK 14-04), pourraient permettre de diagnostiquer précocement une infiltration péri-tumorale et ainsi d'optimiser les traitements neuro-oncologiques. Les séquences en tenseur de diffusion semblent également intéressantes pour détecter une infiltration de la substance blanche péri-tumorale dans les gliomes de haut grade, en dehors des limites des hyperintensités visibles sur les images pondérées en T2 (SSG 14-08). Certains travaux reviennent sur les anomalies constatées en IRM d'activation chez les patients porteurs de tumeur gliale de haut grade (SSK 14-08). Les travaux semblent confirmer que la diminution d'activation adjacente aux tumeurs gliales de haut grade est due à la présence d'une néo-vascularisation anormale, conduisant à un découplage entre l'activité neuronale et le flux sanguin cérébral.

Le suivi post-thérapeutique des tumeurs gliales n'a guère été évoqué. Or cet aspect est important et la distinction récidive tumorale versus radionécrose est souvent très difficile en imagerie. Une étude récente montre que la séquence de diffusion et le calcul des coefficients ADC dans les zones prenant le contraste pourrait permettre de répondre à cette question (3).

Plusieurs travaux concernent d'autres aspects de la pathologie tumorale.

  • Plusieurs communications se sont intéressées à l'aspect en séquence conventionnelle, en séquence de diffusion et en spectroscopie des tumeurs germinales du système nerveux central (SSG 14-03,14-04 et 14-05). Sur les différentes séquences, en particulier en diffusion, les germinomes apparaissent hétérogènes, ceci étant vraisemblablement le reflet de leur composition histologique. En spectroscopie, les germinomes du système nerveux central ne présentent pas d'élévation de leur taux de choline (SSG 14-05) et l'absence d'élévation de choline en spectroscopie au sein d'une tumeur prenant le contraste dans la région pinéale, serait en faveur du diagnostic de germinome.
  • Le gliome multi-centrique et la gliomatose cérébrale ont fait l'objet d'une étude très documentée (SSG 14-06), qui montre que leur fréquence est probablement assez élevée (8,6%).
  • Une étude s'intéresse à nouveau à cette question maintes fois débattue de l'intérêt éventuel d'une triple dose de Gadolinium dans la détection des métastases intracrâniennes, mais l'imperfection de sa méthodologie ne permet pas de connaître le bénéfice exact de cette technique (SSG 14-02).