Tous nos sites et sites référencés

Imagerie ORL

Mis à jour le 13/08/2010 par SFR

Imagerie ORL

Kathlyn Marsot-Dupuch
Service de Neuroradiologie - Hôpital de Bicêtre, le Kremlin-Bicêtre - France


Technique « Flat Panel »
Au congrès du RSNA2004, l'imagerie ORL intégrée dans la section de neuroradiologie était bien représentée.Rien de très nouveau pour les cours didactiques, surtout centrés sur la prise en charge d'un symptôme par exemple : évaluation d'une surdité de perception (PR. Harnsberger R), d'une surdité de transmission (Pr. P Hudgkins). De superbes images TDM de la chaîne ossiculaire, en technique « Flat Panel « en évaluation au Massachusetts Hospital (H Curtin, Boston) ont été montrées.



Fig 1 : Technique Flat Panel : Imagerie de l'oreille moyenne prothèse ossiculaire en place.
(avec l' aimable autorisation du Dr. Rajiv Gupta, MGH, Boston) Remerciements au département recherche Siemens.

Neuropathies post-irradiation
Un tiers de l'exposition scientifique, section neuroradiologie et tête et cou, était consacré à l'imagerie ORL. Il s'agissait surtout de posters didactiques. Un poster consacré au suivi des tumeurs irradiées montrait un travail original sur les neuropathies post-irradiation de survenue souvent retardées par rapport à l'irradiation, en moyenne entre 2 à 7 ans après la radiothérapie, le XII étant le nerf crânien le plus fréquemment atteint. Notion déjà connue pour ceux qui s'intéressent aux neuropathies post irradiation des cancers du sein.

Exposition scientifique nouvelle formule
Les posters de la section ORL étaient tous présentés sous forme informatique à la différence d'autres secteurs de l'imagerie comme l'os qui conservait une présentation traditionnelle. Félicitations à l'organisation américaine permettant une circulation fluide des radiologues intéressés : pas de coupe-file. Encore félicitations car une enquête était menée pour connaître l'opinion des participants. Les réponses n'étaient pas toujours très favorables : les posters informatiques étant beaucoup plus longs ressemblant à des morceaux de livres édités sous la version copiée collée : beaucoup moins d'originalité et moins de vue d'ensemble. Perte nette de la convivialité et du caractère social de ces séances: le bonjour des autres disparaît avec cette nouvelle forme de communication.

Protectionnisme des données scientifiques
Un bon point aux Américains. À la différence des autres congrès européens, au RSNA dans les salles de communication et au niveau des posters, les photos, les enregistrements vidéos et les envois par mail n'étaient pas permis.

Normes d'irradiation et protocole « Low-dose »
Les sessions scientifiques ne montraient pas de grandes nouveautés et n'ont pas soulevé l'enthousiasme des foules. La session consacrée au sinus et aux glandes salivaires soulignait l'importance de pratiquer des protocoles « low-dose » en TDM spiralée. Des examens TDM (appareil 16 barrettes, équipe de Tubingen (Dr Siegel), rotation de 0.75, épaisseur de coupes de 0.4 mm avec une dose effective de 20 milliampères-secondes ont été montrés avec une bonne qualité. Les coupes reformatées en incidence coronale semblent présenter une qualité équivalente aux coupes coronales directes. Bien que la diminution de l'irradiation des TDM de la face soit un objectif ancien de plusieurs équipes européennes, en particulier Suisse (Duvoisin B) et Française (Doyon D), la dose proposée ici semble particulièrement basse.
Une autre équipe a publié sur le même thème (appareil Somatom plus 4 travaillant couramment à 120 kV,170 mas) a fait un protocole d'étude utilisant 134, 67 et 33 milliampères/seconde, et fait une grille d'évaluation de diagnostic sur différentes données anatomiques. Les TDM pratiqués à 100 mas semblent donner le meilleur rapport entre la qualité et l'irradiation.Ces protocoles sont utilisés de façon courante sur les appareils TDM spiralés existants en France comme le Dr JD Piekarski l'a signalé à la fin de la communication.

Glandes salivaires et diffusion
Un thème intéressant a été développé sur le rôle de la diffusion dans l'imagerie des masses parotidiennes. L'équipe ayant rapporté son expérience est une équipe égyptienne, leur expérience se base sur 48 patients. La moyenne de l'ADC des lésions kystiques était de 2,82 ± 0,3, de 1,59 ± 0,08 pour les lésions inflammatoires de 1,51 ± 0,18 pour les maladies auto-immunes de 1,47 pour les maladies bénignes, de 1,67 pour les lésions secondaires à l'irradiation et de 0,89 pour les tumeurs malignes ; ce qui veut dire que les lésions malignes auraient une diffusion très basse alors que les lésions bénignes seraient au-dessus de 1,50. La diffusion dans les lésions parotidiennes semble donc avoir un devenir pour différencier les tumeurs bénignes des tumeurs malignes et serait utile dans la caractérisation préopératoire des lésions parotidiennes.
Une autre équipe venant de Hambourg a développé une technique de séquence de diffusion avant et après assimilation par un jus de citron, cette équipe préconise l'utilisation de ROI relativement gros de 100 à 200 pixels. L'ADC augmente après assimilation du jus de citron probablement du fait de la teneur de l'eau en intracellulaire. La diffusion avec stimulation pourrait remplacer la scintigraphie.

Conflit nerfs-vaisseaux : mythe ou réalité ?
Les conflits neurovasculaires ont intéressé différentes équipes en particulier celle d'Eidelberg pour savoir quels critères retenir en faveur d'un croisement pathogène : un croisement isolé semble non pathogène, les signes nécessaires pour définir son caractère pathogéne sont l'atrophie du nerf ou l'impaction du vaisseau sur le nerf crânien dans deux incidences orthogonales : deux éléments de séméiologie qui dans notre expérience sont somme toute relativement rares et qui avaient déjà été rapportés il y a plusieurs années par I Casselmann et N Girard

ORL et radiologie Générale
Une séance de radiologie générale consacrée aux désordres lymphoïdes secondaires aux transplantations d'organes a retenu notre attention car ayant un impact en radiologie ORL. Elle rappelait les facteurs de risques et les différents tableaux cliniques des maladies secondaires à une transplantation d'organe.