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Imagerie Néphro-urologique

Publié le 19/04/2010, mis à jour le 13/08/2010 par SFR

Abdellah BESSAYAH
Service d’imagerie médicale, CHU Lyon


L’IRM suscite toujours l’intérêt en pathologie tumorale

En pathologie prostatique, Kim et al. (SS 107, B-044, Séoul/KR) réaffirment la valeur de l’ADC comme facteur prédictif d’effraction capsulaire et reviennent sur sa relation inversement proportionnelle au grade histopathologique de Gleason.
Ces résultats corroborent les conclusions du consensus européen (PREDICT Consensus Panel, Londres, Décembre 2009) rapportées par Dickinson et al. (EPOS C-3301, London/UK) qui rappellent les bonnes pratiques en matière de détection et caractérisation lésionnelle du cancer de prostate.

Hambrock et al (SS 807, B-417, Nijmegen/NL) concluent à une meilleure corrélation entre grade de Gleason définitif (établi après prostatectomie radicale) et grade de Gleason prédit par les biopsies prostatiques (PBP) guidées par IRM plutôt qu’écho-guidées. Cela devrait faire préférer l’IRM à l’échographie dans les PBP dans la mesure où ce grade histo-pronostique impacte la décision thérapeutique.
Triantafyllou et al. (SS 107, B-O43, Berne/CH) insistent sur l’apport des USPIO dans la caractérisation des adénopathies tumorales (primitif(s) vésical et/ou prostatique) de taille normale et donc sur le N staging.

Côté MDCT…
Elangovan et al. (SS 107, B-049, Puducheery/IN) et Ghafoori et al. (EPOS C-1180) nous proposent la cystoscopie virtuelle (contraste iodé à la phase excréto-urinaire ou air respectivement) comme alternative à l’endoscopie optique avec des réserves quant aux épaississements inférieurs à 5 mm et/ou sessiles.
Stolzmann et al (SS 1707, B-793, Zurich/CH) soulignent l’intérêt de la double énergie dans la différenciation entre calculs d’urates de sodium et autres. Résultats confirmés in vitro par Eiber et al. (SS 1707, B-794, Munich, DE).

L’interventionnel urinaire (français !) au premier plan
Grenier et al (RC 1007/A-240, SS 509b/B-362, Bordeaux/FR) discutent des possibilités d’embolisation des angiomyolipomes sporadiques et/ou phacomateux et en précisent les bénéfices en terme de risque hémorragique et de contrôle du syndrome tumoral. De même, ils rappellent la place de l’embolisation des reins polykystiques qui facilite la transplantation rénale et s’impose comme une alternative à la néphrectomie.
Correas et al. (RC 1007/A-242, Paris/FR) exposent et valident les différentes techniques de thermo- et cryo-ablations des tumeurs rénales en leur donnant une place grandissante par rapport aux approches chirurgicales conservatrices.