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La radiopédiatrie française à l'honneur dans Radiology !

Mis à jour le 12/10/2015 par SFR

 

Tout d’abord y sont publiés les résultats de l’étude prospective multicentrique sur l’uro-IRM (1). Dans cette étude, incluant près de 370 enfants (14 centres recruteurs), les auteurs comparent les performances de l’uro-IRM à celle de la scintigraphie dans la mesure de la fonction rénale différentielle (FRD) dans les obstructions urinaires chroniques. Le premier résultat intéressant est la quasi-parfaite reproductibilité de la mesure en IRM, quel que soit l’âge ou la machine utilisée. Le second est l’équivalence des 2 méthodes quand l’obstruction est modérée. Le 3ème est une sous-estimation de la FRD de 4 % par l’IRM quand l’obstruction est sévère. La conclusion est que dans ce dernier cas, la substitution de l’IRM à la scintigraphie est remise en question. Encore faut-il juger des situations cliniques où ce delta de 4 % est préjudiciable à la prise en charge du patient. Saluons donc la persévérance des équipes françaises impliquées, et il ne reste plus qu’à changer les pratiques …

 

Dans un second article original (2), l’équipe de Bordeaux montre des perspectives pratiques intéressantes en IRM pulmonaires. Dans cette étude, l’objectif était d’évaluer l’IRM pulmonaire en séquence PETRA à 1,5 T et de mettre l'accent sur la visibilité des bronches et de l'intensité de signal du parenchyme pulmonaire en comparaison à la séquence VIBE. Douze volontaires sains ont été imagés. La qualité d'image a été évaluée en utilisant une notation visuelle, la numérotation des bronches visibles, et les mesures quantitatives du taux apparent contraste sur bruit (CNR) et du rapport signal-sur-bruit (SNR). Trois patients atteints de mucoviscidose ont également bénéficié de cette IRM, assortie d’un scanner. La qualité globale de l'image était bonne en PETRA, avec peu d'artefacts de mouvement. Les bronches étaient toujours visibles jusqu'à la quatrième génération et, dans certains cas, jusqu'à la sixième génération. Le CNR moyen et le SNR avec PETRA étaient 32,4% ± 7,6 (écart-type) et 322,2% ± 37,9, respectivement, plus élevés qu’avec la VIBE (P <0,001). Pour les 3 patients testés, un bon accord a été trouvé entre les scores TDM et IRM de mucoviscidose (κ = 1,0). A quand une étude française multicentrique sur ce sujet (sur le modèle de l’uro-IRM) ?...

 

1. Claudon M, Durand E, Grenier N, Prigent A, Balvay D, Chaumet-Riffaud P, Chaumoitre K, Cuenod CA, Filipovic M, Galloy MA, Lemaitre L, Mandry D, Micard E,  Pasquier C, Sebag GH, Soudant M, Vuissoz PA, Guillemin F; DCE MR Urography Study  Group. Chronic urinary obstruction: evaluation of dynamic contrast-enhanced MR urography for measurement of split renal function. Radiology. 2014 Dec;273(3):801-12.

2. Dournes G, Grodzki D, Macey J, Girodet PO, Fayon M, Chateil JF, Montaudon M, Berger P, Laurent F. Quiet Submillimeter MR Imaging of the Lung Is Feasible with a PETRA Sequence at 1.5 T. Radiology. 2015 Jul;276(1):258-65 .