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2018 : Autopsie du PACS...

Mis à jour le 03/09/2015 par SFR

 

Science-Fiction ! Cet article d’une figure de la société d’informatique médicale américaine nous projette en 2018, où nous essayons de comprendre pourquoi les PACS ont disparu. Les voilà intégrés dans de larges serveurs de données médicales, qui ne craignent plus du tout les (soi-disant) gigantesques quantités de données de l’imagerie médicale. Les examens inutiles ne sont plus remboursés depuis peu, et la radiologie a perdu une grande partie du contrôle des données qu’elle produit. Le radiologue est un médecin comme les autres, n’est plus le seul (comme en 2010), à produire de larges quantités de données. Les établissements ont arrêté de stocker ses images dans des archives coûteuses aux fonctionnalités limitées, mais le font maintenant dans de vastes serveurs « neutres », compatibles avec tout type de document, dont le dossier médical électronique dans sa globalité (et bien sûr, le RIS, qui n’existe plus en tant que tel). D’ailleurs, les données ne sont plus hébergées localement, mais sur Internet, ce qui ouvre la voie aux services de télémédecine et de travail collaboratif devenus indispensables en raison de la pénurie médicale, mais aussi à des outils d’analyse contextuelle, hébergés par des acteurs majeurs de l’informatique grand public, qui convertissent nos comptes-rendus en données épidémiologiquement exploitables. Science-Fiction vous disiez ? Certainement pas. Comme l’explique très justement Don Dennison, notre réaction épidermique à une telle lecture est comparable à celle de nos ainés, quand ils ont vu apparaître RIS et PACS et qu’ils ne disposaient que des films et comptes-rendus papier. A nous d’adapter la technologie à la santé.

 

1. Dennison D. PACS in 2018: an autopsy. J Digit Imaging. 2014 Feb;27(1):7-11.