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Séquences in/out phase : Un outil supplémentaire pour la différenciation entre lésions bénignes et malignes en pathologie rachidienne ?

Mis à jour le 09/12/2016 par SFR

 

Guillaume Bierry, Société d'Imagerie Musculo-Squelettique (SIMS)

 

Les séquences IRM basées sur le déplacement chimique (chemical shift) (Dixon, IDEAL, etc…) séparent les signaux de l’eau et de la graisse, notamment par l’exploitation de leur temps d’écho différents. Deux séquences sont appliquées (in phase et out of phase) et leur combinaison permet de détecter la graisse microscopique (différente de la graisse macroscopique saturée en STIR par exemple). La présence de graisse microscopique (chute de signal entre in et out of phase) dans une lésion est considérée comme un argument en faveur de la bénignité. Si ce principe est utilisé depuis longtemps pour la caractérisation des lésions surrénaliennes, son application en oncologie osseuse reste encore limitée. Dans une étude portant sur 55 patients ayant des lésions médullaires vertébrales indéterminées, Douis et al. ont montré qu’une chute de signal de plus de 20 % entre in et out of phase permet d’affirmer la bénignité de la lésion avec une sensibilité de 91.7 % et une spécificité de 73.3 % (1). Les lésions bénignes (moelle hématopoïétique en reconversion, infection, hémangiome, fibrose notamment) présentent cette chute de signal en raison de la préservation de la graisse microscopique, ce qui n’est pas le cas des lésions agressives (métastases, lymphome, ostéosarcome par exemple). La réalisation d’un T1 avec une technique de déplacement chimique pourrait donc être proposée en routine dans le bilan d’atteinte osseuse vertébrale.

  

Référence :

1. Douis H et al. Chemical shift MRI can aid in the diagnosis of indeterminate skeletal lesions of the spine. Eur Radiol. 2016 Apr;26(4):932-40.