Tous nos sites et sites référencés

Exploration d'une lombalgie : quel protocole d'IRM ?

Mis à jour le 17/08/2017 par SFR

 

Guillaume Bierry, Société d'Imagerie Musculo-Squelettique (SIMS)

 

Quel est le protocole IRM nécessaire et suffisant pour l’exploration d’une lombalgie ? Doit-on inclure un T2, un STIR, un T2 3d type « SPACE », des coupes axiales ?
Pour déterminer le protocole minimal permettant de différencier une lombalgie commune (IRM normale, ou colonne dégénérative) d’une lombalgie « symptôme » (infection, inflammation, tumeur), Wang et al. du Massachusetts General Hospital de Boston ont repris rétrospectivement 349 dossiers IRM mêlant lombalgies communes (n=188) et lombalgies « symptôme » (51 fractures aigues, 54 infections, 56 tumeurs) (1). Ils n’ont considéré pour analyse qu’un protocole restreint à deux séquences (sagittale T1 et sagittale STIR ou T2 fat sat) et ont ensuite comparé à l’ensemble des autres séquences disponibles (pas de séquences injectées).
La sensibilité de ce protocole restreint était de 97 %, avec environ 3 % de faux négatifs et 5 % de faux positifs. Les faux négatifs concernaient principalement des anomalies parasagittales comme des fractures de processus transverses ou sacrées et des infections sacro-iliaques. Tous les cas de tumeurs ont été détectés.
Les auteurs concluent que l’exploration d’une lombalgie peut raisonnablement se limiter à deux séquences sagittales T1 et STIR / T2 FS avec peut être une augmentation du nombre de coupes pour élargir la couverture des zones parasagittales.

 

Référence :

1. Wang B et al. Limited magnetic resonance imaging of the lumbar spine has high sensitivity for detection of acute fractures, infection, and malignancy. Skeletal Radiol. 2016;45(12):1687-1693.