JFR 2011 - 2111 - Stratégie diagnostique devant une pneumopathie infiltrante diffuse subaiguë ou chronique 3e partie

Mis à jour le 12/10/2012 par SFR
Stratégie diagnostique devant une PID subaiguë ou chronique à type de condensations alvéolaires chroniques
PY BRILLET, MH BEN ROMDHANE, M BRAUNER
Objectifs
Messages à retenir
Les 7 étiologies les plus fréquentes sont : sarcoïdose, pneumonie organisée, cancer bronchioloalvéolaire, lymphome pulmonaire, connectivites ou vascularites, pneumopathie chronique à éosinophiles et pneumonie lipidique d'inhalation. Chaque étiologie présente des aspects TDM discriminants permettant de les différencier des autres hypothèses. Certains signes sont peu spécifiques, comme l'existence de verre dépoli autour de la condensation.
Résumé
Les condensations alvéolaires sont des opacités pulmonaires alvéolaires denses qui masquent les vaisseaux et les parois bronchiques. L'air alvéolaire est remplacé par du liquide, des cellules, une substance anormale. Les condensations peuvent être dues à un œdème, une hémorragie, une infection, une inflammation granulomateuse ou non, une prolifération tumorale. On y associe les opacités pseudoalvéolaires, lésions à prédominance interstitielle particulièrement abondantes et confluentes écrasant des lumières alvéolaires. Ce terme est surtout utilisé dans la sarcoïdose. Parmi les multiples affections responsables de condensations alvéolaires chroniques, les sept plus fréquentes sont : la sarcoïdose, la pneumonie organisée, le cancer bronchioloalvéolaire, le lymphome pulmonaire, les connectivites ou les vascularites, la pneumopathie chronique à éosinophiles et la pneumonie lipidique d'inhalation. L'existence d'atteintes extrathoraciques peut orienter le diagnostic vers une sarcoïdose ou une connectivite vascularite. Certains signes tomodensitométriques orientent souvent le diagnostic : adénomégalies et micronodules lymphatiques associés dans la sarcoïdose ; signe du halo inversé, topographie sous-pleurale ou péribronchovasculaire, migration des opacités dans les pneumonies organisées ; topographie symétrique sous-pleurale dans la pneumopathie chronique à éosinophiles ; densité graisseuse et micronodules centrolobulaires dans la pneumonie lipidique d'inhalation ; association de condensations bombantes avec bronchogramme aérique étiré et de verre dépoli dans le cancer bronchioloalvéolaire.