JFR 2011 - 5108 - Algodystrophies (syndromes douloureux régionaux complexes) 3e partie

Mis à jour le 23/05/2012 par SFR
Formes cliniques, algorithme diagnostique, thérapeutique
M REVEL
Objectifs
Connaître la nosologie des algoneurodystrophies. Connaître la clinique des algoneurodystrophies. Comprendre les difficultés du diagnostic positif des algoneurodystrophies.
Messages à retenir
Seul le syndrome commun de l'algoneurodystrophie semble traduire des certitudes quant aux étiologies, à la sémiologie et à l'évolution de cette pathologie. Les étiologies et contextes de survenue sont divers mais on peut retenir surtout les traumatismes et la chirurgie, les immobilisations plâtrées compliquées d'œdème et de douleurs, certains médicaments tels les barbituriques, l'isoniazide, les tri-thérapies anti VIH. La clinique est très suggestive si elle est locorégionale centrée sur tout ou partie d'une articulation.
Résumé
Une tentative de définition autour du symptôme principal représenté par la douleur a regroupé la plupart des tableaux cliniques intéressant les structures ostéo-articulaires en Syndrome Douloureux Régional Complexe de type 1 et ceux intéressant les tableaux plutôt neuropathiques en Syndrome Douloureux Régional Complexe de type 2. En fait, seul le syndrome commun de l'algoneurodystrophie semble traduire des certitudes quant aux étiologies, à la sémiologie et à l'évolution de cette pathologie. La clinique est très suggestive si elle est locorégionale centrée sur tout ou partie d'une articulation, avec : une phase chaude, une phase froide qui peut durer de quelques semaines à plusieurs mois, une phase fibreuse enfin qui détermine la gravité de la maladie avec épaississement et induration des tissus, rétraction des tendons et des aponévroses. Des déformations séquellaires peuvent être parfois définitives. L'imagerie est indispensable pour l'assurance du diagnostic et tout tableau douloureux loco-régional sans traduction d'imagerie doit faire remettre en cause l'algodystrophie. Le meilleur traitement préventif semble être le traitement énergique de toute douleur post-traumatique et post-opératoire. Parmi les traitements non médicamenteux, la rééducation reste l'élément le plus utile.