JFR 2011 - 2106 - Approche pratique de l'imagerie multimodale dans l'exploration des masses intra-crâniennes 1e partie

Mis à jour le 06/06/2012 par SFR
Exploration multimodalitaire des tumeurs cérébrales intra-axiales. Approche pratique
D GALANAUD, S KREMER, F BONNEVILLE, N MARTIN-DUVERNEUIL
Objectifs
Messages à retenir
Le bilan IRM d'une tumeur cérébrale repose sur la combinaison de séquences classiques et avancées. Spectroscopie et IRM de perfusion sont facilement réalisables en routine. La spectroscopie et la perfusion permettent d'orienter vers le diagnostic étiologique. L'IRM fonctionnelle et la tractographie relèvent encore des centres spécialisés. Ces 2 dernières méthodes servent principalement à déterminer l'opérabilité de la tumeur.
Résumé
L'exploration d'une tumeur cérébrale doit comporter à la fois des séquences conventionnelles (FLAIR, T2, T1 sans et avec injection) et des séquences avancées comme la spectroscopie, l'IRM fonctionnelle, de diffusion, de tenseur de diffusion et de perfusion. La spectroscopie et l'IRM de perfusion, sont réalisables même dans un centre non spécialisé et permettent d'orienter vers le diagnostic étiologique. Les gliomes de bas grade ne sont pas hyperperfusés, tandis que les gliomes de haut grade le sont. Parmi ces derniers, les glioblastomes se distinguent des gliomes anaplasiques par l'importance de l'hyperperfusion et de la résonance de lipides. Une rupture de la barrière hémato-encéphalique orientera vers un lymphome, tandis qu'un spectre dominé par les lipides conduira à suspecter le diagnostic de métastase. L'IRM fonctionnelle et le tenseur de diffusion (tractographie) sont plus complexes à réaliser. Ces modalités servent principalement au bilan pré-chirurgical, permettant de déterminer l'opérabilité de la tumeur en précisant sa position par rapport aux zones corticales fonctionnellement importantes et aux principaux faisceaux de fibres blanches.