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JFR 2011 - 4303 - Imagerie moderne de l'aorte thoracique 1e partie

Mis à jour le 10/05/2012 par SFR
Imagerie en coupe de la dissection aortique
E BRUGUIÈRE, A REDHEUIL, A AZARINE, G FRIJA, E MOUSSEAUX
Objectifs
Messages à retenir
Savoir protocoler un examen de scanner ou d'IRM destiné à l'étude d'une aorte disséquée. Savoir différencier une dissection de type A d'une dissection de type B. Savoir décrire une dissection aortique au stade aiguë et connaître les éléments morphologiques qui guident sa prise en charge immédiate, que celle-ci soit médicale, chirurgicale ou interventionnelle. Connaître la place de l'imagerie dans la surveillance des dissections chroniques opérées ou non. Connaître les éléments pronostiques et les thérapeutiques endovasculaires ou chirurgicales envisageables pour le traitement des dissections chroniques.
Résumé
L'angioscanner, avec synchronisation ECG est le meilleur examen pour le diagnostic positif et d'extension d'une dissection aortique et le contrôle post-opératoire immédiat des chirurgies de l'aorte ascendante au cours des dissections de type A. Il doit comprendre une exploration combinée des étages thoracique et abdomino-pelvien. L'IRM est validée dans la surveillance des dissections chroniques de type B. Le compte-rendu d'un bilan de dissection aiguë doit préciser : l'existence d'une atteinte de l'aorte ascendante (dissection de type A), des coronaires, de l'anneau aortique, la localisation des portes d'entrée proximales, la présence de signes de pré-rupture (épanchement péricardique et pleuraux), une dissection éventuelle et la perfusion par le vrai ou le faux chenal des collatérales aortiques (TSA, artères digestives et rénales) et l'extension éventuelle aux axes ilio-fémoraux. La surveillance d'une dissection chronique implique une comparaison systématique aux imageries antérieures, des mesures de diamètres aortiques reproductibles, le dépistage d'une malperfusion viscérale ou des axes iliaques, un dépistage des signes de prérupture et la surveillance de l'aorte ascendante opérée. La présence de signes de malperfusion viscérale doit être recherchée et doit faire discuter des gestes endovasculaires (endoprothèse aortique, fenestration ou stenting de collatérales) visant à rééquilibrer la perfusion relative entre vrai et faux chenaux.