JFR 2010 - 5302 - Uro TDM et Uro IRM : quelle technique pour quels résultats ?, 1e partie

Mis à jour le 27/05/2011 par SFR
Uro TDM et hématurie : quelle technique pour quels résultats ?
D EISS, F CORNUD, E DEKEYSER, O HÉLÉNON
Messages à retenir
Il est nécessaire d'adapter le protocole d'uroscanner au contexte clinique. L'hyperdiurèse dans l'uroscanner permet d'améliorer la qualité de l'opacification et le taux de remplissage des voies excrétrices supérieures. Le protocole doit prendre en compte la nécessité de limiter l'irradiation délivrée. Le temps artériel est souvent discriminant dans l'exploration de l'hématurie suspecte.
Résumé
L'uroscanner est aujourd'hui l'examen de référence dans l'exploration de l'hématurie d'origine urologique. L'optimisation du protocole d'uroscanner pour l'étude des voies excrétrices supérieures (VES) doit faire appel à une technique d'hyperdiurèse qui améliore le degré d'opacification des VES, diminue la concentration du produit de contraste dans des VES distendues et permet notamment de mieux analyser les fines anomalies pariétales. Notre protocole complet d'exploration d'une hématurie macroscopique comprend un passage sans injection (low dose), un temps artériel et un temps mixte néphrographique et sécrétoire après un split bolus, sur l'abdomen et le pelvis. Il est suivi de reconstructions 3D en MIP. Cette technique permet en un seul examen de mettre en évidence les étiologies les plus fréquentes des hématuries urologiques qu'elles soit rénales (calcul, tumeur, malformation vasculaire), urétérales (calcul, tumeur), ou vésicales.