JFR 2010 - 4102 - IRM fonctionnelle du cancer de la prostate, 2e partie

Mis à jour le 27/05/2011 par SFR
Localisation du cancer par IRM fonctionnelle multi-modalité
O ROUVIÈRE
Messages à retenir
La localisation du cancer est devenue indispensable : Pour cibler les biopsies, Pour envisager une surveillance active, Pour appliquer un traitement focal par un agent physique (ultrasons de haute intensité, cryothérapie...).
Résumé
La localisation du cancer de prostate est devenue un enjeu clinique majeur pour sensibiliser les biopsies et permettre un diagnostic plus précoce, pour surveiller de façon rationnelle les candidats à un traitement retardé et pour améliorer les résultats des traitements mini-invasifs. En outre, seule une localisation préopératoire correcte des foyers tumoraux permettra le développement du traitement focal. L'IRM reste la méthode de choix pour détecter et localiser les foyers tumoraux dans la glande. Aucune des séquences n'étant suffisamment précise, l'examen devra comprendre au moins des acquisitions pondérées en T2 et en diffusion ainsi qu'une acquisition dynamique après injection de gadolinium. Si les images T2 restent indispensables pour leur caractère anatomique et l'analyse des lésions de la zone de transition, l'imagerie de diffusion et dynamique améliore la sensibilité de détection. Cette sensibilité est d'autant meilleure que le score de Gleason est élevé. La place de la spectroscopie, qui a fait l'objet de publications contradictoires, reste encore à définir. L'amélioration des performances (déjà bonnes) de l'IRM passera probablement par l'établissement de critères diagnostiques quantitatifs en IRM dynamique et en IRM de diffusion ainsi que par le développement d'algorithmes permettant de croiser au mieux les informations données par chaque séquence.