JFR 2010 - 3302 - Imagerie des petites masses rénales, 3e partie

Mis à jour le 29/06/2011 par SFR
Caractérisation des petites masses tissulaires du rein
C ROY, A MATAU, G BAZILLE
Messages à retenir
Connaître les différentes catégories de petites masses tissulaires. Savoir détecter un angiomyolipome à faible teneur en graisse en TDM. Connaître les éléments séméiologiques en faveur d'un oncocytome en TDM. Savoir évoquer les différents types de petites tumeurs malignes en TDM et en IRM. Connaître les perspectives de l'imagerie de diffusion et de l'échographie de contraste.
Résumé
La prévalence des lésions tissulaires asymptomatiques de découverte fortuite de moins de 3 cm augmente. Il peut s'agir de lésions unique ou multiples. En dehors des angiomyolipomes typiques à fort contenu graisseux de diagnostic facile, 15 à 20 % des petites masses sont bénignes et ne nécessitent en théorie pas d'ablation chirurgicale. Il s'agit d'angiomyolipomes à composante graisseuse minime, d'oncocytomes sans cicatrice centrale et de quelques tumeurs rares. Les lésions multiples traduisent des affections génétiques rares. Les derniers perfectionnements de chaque méthode d'imagerie permet de soupçonner le diagnostic de tumeur bénigne. Le rehaussement caractéristique des oncocytomes est détectable en échographie de contraste et une analyse soigneuse morphologique en TDM évoque ce type lésionnel. L'analyse des densités en TDM détecte de minime quantité de graisse. Les critères des rares épithéliomas contenant des zones hypodenses sont précisés. L'imagerie de diffusion en IRM augmente la détectabilité des petites lésions et leur caractérisation par la valeur du coefficient de diffusion est en évaluation. La distinction entre les deux principaux types de tumeurs malignes (épithélioma à cellules conventionnelles ou papillaire) est facile en imagerie. Enfin la ponction biopsie écho ou scanoguidée est indiquée si le doute persiste, permettant d'éviter une chirurgie inutile.