JFR 2010 - 2144 - Imagerie de l'insuffisance rénale, 1e partie

Mis à jour le 27/05/2011 par SFR
Insuffisance rénale : stratégie diagnostique
MF BELLIN, L ROCHER
Objectifs
Connaître l'apport de l'écho-Doppler, du scanner et de l'IRM dans l'exploration des insuffisances rénales aiguës et chroniques. Connaître les avantages et inconvénients respectifs des diiférentes techniques d'imagerie dans l'exploration des insuffisances rénales. Connaître la hiérarchie des examens d'imagerie pour explorer les différentes formes d'insuffisance rénale. Connaître le rôle de l'imagerie dans la surveillance d'une insuffisance rénale.
Messages à retenir
L'échographie complétée du Doppler est réalisée en première intention et permet en général de reconnaître les insuffisances rénales obstructives et les néphropathies ischémiques. L'Uro-IRM a une place grandissante dans le bilan étiologique des insuffisances rénales. Les techniques d'opacification directe ont surtout pour intérêt de permettre un drainage urgent des voies excrétrices. L'imagerie doit permettre de sélectionner les patients pouvant bénéficier d'un traitement curateur de la cause de l'insuffisance rénale.
Résumé
Les stratégies diagnostiques varient selon le degré d'insuffisance rénale, le contexte clinique et étiologique, et intègrent les progrès récents des techniques d'imagerie, notamment IRM. Le bilan initial doit rechercher la cause de l'insuffisance rénale (en particulier une cause accessible à un traitement spécifique) et déterminer si elle affecte des reins préalablement sains ou altérés. L'échographie-Doppler, réalisée en première intention, recherche une cause obstructive ou vasculaire et la TDM sans injection des opacités anormales (lithiases, néphrocalcinose, hémorragie). Le recours à l'IRM est croissant pour fournir des informations morphologiques et fonctionnelles (obstruction, vascularisation, perfusion, filtration glomérulaire), avec des temps d'acquisition courts.