JFR 2010 - 5301 - Endométriose pelvienne : apport de l'imagerie pour le gynécologue, 2e partie

Mis à jour le 27/06/2011 par SFR
Sémiologie et valeur de l'échographie endovaginale pour mettre en évidence une endométriose pelvienne
JD ALBY, S NOVELLAS, O TOULLALAN, M CHASSANG, P CHEVALLIER
Messages à retenir
L'échographie pelvienne peut identifier les endométriomes ovariens avec une excellente sensibilité et spécificité. L'atteinte sous péritonéale réalisant des masses fibro-hémorragiques, parfois adhérentes aux organes adjacents, est plus difficile à authentifier. L'échographiste doit explorer l'ensemble de la cavité abdomino-périnéale, les dilatations des cavités excrétrices par envahissement urétéral n'étant pas rare. L'étude de la cloison recto-vaginale, au retrait de la sonde, constitue un temps fondamental de l'examen.
Résumé
L'échographie pelvienne constitue le premier examen à demander et à faire en cas de suspicion d'endométriose pelvienne. Elle doit être idéalement pratiquée en seconde partie de cycle. Elle permet d'explorer les ovaires et montre les endométriomes sous la forme de kystes à contenu finement échogène avec une sensibilité proche de 95 %. Elle doit s'attacher à rechercher des lésions péritonéales et sous péritonéales dans les localisations habituelles : torus, ligament utéro-sacré, cloison recto-vaginale et cul de sac vésico-utérin. Ces localisations ne sont pas clairement silhouettées par les parenchymes d'organes adjacents pleins. Elles sont fréquemment au contact d'organes digestifs mobiles tels le rectum ou le côlon sigmoïde pour les lésions postérieures ou les anses grêles pour les lésions antérieures. Cette mobilité digestive, témoignant de l'absence d'adhésion au contact d'une lésion profonde, est un élément majeur que seule l'échographie permet d'apporter avec un bon indice de confiance. L'envahissement latéral des deux uretères pelviens se recherche surtout de manière indirect en visualisant les cavités excrétrices rénales dilatées. En fin d'examen, en basculant la sone de 180 degrés, les différents de la cloison recto-vaginale apparaissent clairement définis. Entre des mains expertes, la sensibilité de l'échographie pour détecter et caractériser les lésions profondes est de l'ordre de 80 %, certaines lésions sigmoïdiennes hautes étant délicates à identifier.