JFR 2010 - 2101 - Les pièges diagnostiques en imagerie gynécologique, 2e partie

Mis à jour le 27/06/2011 par SFR
Pièges diagnostiques en échographie gynécologique
K KINKEL, S JACOB, J WEINTRAUB
Messages à retenir
Les causes de piège en échographie pelvienne peuvent être liées à la morphologie de la patiente, à la technique ou à une période de cycle mal choisie. Des difficultés diagnostiques sont liées à la pathologie qui soit gène la visibilité des images (fibromes utérins), soit empêche la réalisation d'images de bonne qualité (douleurs pelviennes) ou enfin crée de fausses images (reins pelviens, anses pelviennes). L'IRM est l'examen de seconde intention pour résoudre les images difficiles en imagerie gynécologique.
Résumé
De nombreuses causes entravent la réalisation et l'interprétation d'une échographie gynécologique. Ce cours les analyse de façon détaillée grâce à la présentation de cas et propose des solutions. Les causes liées à la patiente sont les suivantes : paroi abdominale épaisse, impossibilité de maintenir une vessie pleine ou patiente vierge limitant l'examen à la voie suspubienne. Une mauvaise période du cycle ou des métrorragies peuvent gêner l'analyse de l'endomètre à cause de caillots sanguins. Le Doppler couleur est alors déterminant. Des difficultés diagnostiques sont liées à la pathologie : masse pelvienne volumineuse, utérus polyfibromateux ou volumineux kyste annexiel, siège présacré de la pathologie. Caractère douloureux d'une pathologie infectieuse ou endométriosique limitant les mouvements de la sonde endovaginale, interfaces acoustiques (air, calcifications, kyste dermoïde) gênant la transmission des ultrasons, proximité de l'intestin dont les anses peuvent simuler une masse, malformation rénale pelvienne ou un rein transplanté pouvant simuler une pathologie annexielle. Si la prise en charge de la patiente nécessite des informations qui ne peuvent pas être fournies par l'examen échographique, l'examen de choix est l'IRM pelvienne selon la question posée. Ces situations cliniques seront analysées en détail selon l'âge de la patiente et la pathologie suspectée.